Média tech français
Call-Informatique
Le média tech français
Atlas revient dans Ark avec le DLC pirate Tides of Fortune
Jeux Vidéoactualites5 min de lecture

Atlas revient dans Ark avec le DLC pirate Tides of Fortune

Studio Wildcard injecte les mecaniques d'Atlas dans Ark Survival Ascended. Tides of Fortune : bateaux, Kraken et combats navals en juin 2026.

Atlas, le jeu de survie pirate que tout le monde a oublié, fait son grand retour. Pas sous sa forme originale — personne n'en voulait vraiment, soyons honnêtes — mais distillé dans le prochain DLC d'Ark Survival Ascended : Tides of Fortune.

Studio Wildcard vient d'annoncer que ce DLC pirate, prévu pour juin 2026, reprend directement les leçons tirées d'Atlas pour les injecter dans l'univers d'Ark. Jeremy Stieglitz, cofondateur du studio, l'a confirmé sans détour : son équipe a beaucoup appris sur les systèmes réseau aquatiques à grande échelle grâce à leur jeu pirate. Physique de l'eau, flottabilité, rendu à grande échelle — tout ce savoir-faire technique atterrit maintenant dans Ark Survival Ascended.

Un navire pirate sur l'océan dans un screenshot work-in-progress d'Ark Survival Ascended
Crédit : Studio Wildcard / PC Gamer

Des bateaux, des canons et des dinosaures à bord

Le coeur de Tides of Fortune, c'est la navigation. Les joueurs qui achètent le DLC auront accès à de grands navires physiques entièrement personnalisables. Stieglitz a décrit le concept lui-même : "Players who purchase the gameplay layer will gain access to large physical ships. You can mount cannons, attach modules, and even transport dinosaurs on them."

Des canons à monter, des modules à fixer, et la possibilité de charger vos dinosaures à bord. Votre T-Rex sur un galion pirate, c'est maintenant une réalité dans Ark.

L'océan de Genesis Part 1, le DLC gratuit qui sort en parallèle, sera considérablement élargi. On parle de kilomètres d'eau libre, avec des îles générées de manière semi-procédurale, des forteresses à explorer et des batailles navales à grande échelle entre flottes de joueurs. Ce n'est plus un biome qu'on traverse en apnée pour récupérer des perles — c'est un terrain de jeu à part entière.

Le Kraken rôde sous la surface

Pour pimenter les traversées, Studio Wildcard introduit le Paleoctopus. Pas un boss qu'on invoque dans une arène. C'est un Kraken ambiant, une menace permanente qui rôde sous les vagues et peut frapper à tout moment.

Concrètement, cette créature peut attaquer vos navires, immobiliser vos vaisseaux en pleine mer, et transformer chaque voyage en expédition à haut risque. Les développeurs veulent que les joueurs préparent sérieusement chaque traversée, comme une vraie expédition navale. Vérifier ses canons, stocker des ressources de réparation, planifier sa route — le genre de préparation qu'on ne fait jamais dans Ark d'habitude.

Le résultat change complètement la dynamique du biome océanique. Chaque trajet devient une aventure, que ce soit en PvP contre d'autres flottes ou en PvE contre les créatures marines. Et comme les montures volantes sont interdites dans les zones Genesis, les navires pirates deviennent le moyen de transport principal. Pas un choix esthétique — une nécessité mécanique.

Atlas en version jouable

Pour ceux qui se souviennent d'Atlas, sorti en Early Access fin 2018, l'expérience était quelque chose. Serveurs qui tombaient en boucle, progression d'une lenteur punitive, PvP impitoyable où des clans de 50 joueurs rasaient votre base pendant que vous dormiez. Le concept était ambitieux — un MMO pirate avec des centaines de joueurs sur le même océan — mais l'exécution a fait fuir à peu près tout le monde.

PC Gamer qualifie Atlas de "insanely punishing", et c'est difficile de les contredire. Le jeu avait des idées géniales enterrées sous des couches de frustration technique.

Avec Tides of Fortune, Wildcard fait exactement ce qu'il fallait faire : récupérer le meilleur d'Atlas et le repackager dans un environnement stable que des millions de joueurs connaissent déjà. L'économie en hexagones de Genesis finance les améliorations de navires, les contrats de prime, les raids de forteresses et les cosmétiques pirates. C'est la même ambition navale qu'Atlas, mais avec les rails et les garde-fous d'Ark.

C'est malin. Plutôt que d'abandonner complètement Atlas et ses leçons, le studio les recycle dans un écosystème qui fonctionne. Pas sûr que les fans d'Atlas y trouvent la même profondeur, mais pour la base massive de joueurs Ark, ça va être une découverte.

Une roadmap qui court jusqu'en 2028

Tides of Fortune n'est qu'une pièce d'un puzzle beaucoup plus large. Studio Wildcard a dévoilé une roadmap pour Ark Survival Ascended qui s'étend jusqu'en 2027 au minimum. Au programme : Dragontopia, Atlantis, Galaxy Wars (pour Genesis Part 2) et Legacy of Santiago. Ark 2, le véritable sequel du jeu, vise désormais 2028.

Le DLC sort en même temps que la refonte complète de Genesis Part 1, qui sera gratuite pour tous. Les cinq biomes originaux — marécage, arctique, océan, volcan et lune — reviennent avec une physique marine améliorée. Même sans acheter Tides of Fortune, les joueurs profiteront des améliorations techniques sur l'eau et la flottabilité.

Côté plateformes, c'est confirmé sur Steam, Xbox, PS5 et Epic Games. La Switch est absente, ce qui ne surprendra personne vu la charge technique du jeu.

Le vrai test sera les serveurs

Studio Wildcard recycle ses échecs de manière intelligente. Atlas était trop ambitieux pour son propre bien, mais les leçons techniques n'ont pas été gaspillées. Tides of Fortune pourrait bien être la version d'Atlas que les joueurs attendaient sans le savoir : des combats navals épiques, des dinosaures sur des bateaux, dans un jeu qui tient la route.

Mais il y a un éléphant dans la pièce. Le talon d'Achille d'Atlas, c'était la stabilité des serveurs quand des centaines de joueurs lançaient leurs flottes en même temps. Wildcard n'a pas encore prouvé avoir résolu ce problème fondamental dans Ark Survival Ascended. Les batailles de raid à 50 joueurs font déjà ramer les serveurs actuels — alors des flottes entières ?

On verra en juin. D'ici là, je garde un optimisme prudent. Le concept est bon, les fondations techniques existent grâce à Atlas, et l'équipe semble avoir compris qu'il vaut mieux distiller une expérience plutôt que de la balancer brute. Reste la question de l'exécution, comme toujours avec Wildcard.

Sur le même sujet

À lire aussi

#ark-survival-ascended#tides-of-fortune#atlas#studio-wildcard#jeux-video#dlc#pirate#combat-naval#genesis-part-1#jeremy-stieglitz