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GIGABYTE dévoile ses serveurs NVIDIA Rubin au GTC 2026
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GIGABYTE dévoile ses serveurs NVIDIA Rubin au GTC 2026

La filiale data center de GIGABYTE frappe fort au GTC 2026 avec des serveurs Vera Rubin, un supercalculateur de bureau et une usine IA à Taïwan.

GIGABYTE sort l'artillerie lourde au GTC

Giga Computing, la branche data center de GIGABYTE, n'y va pas par quatre chemins cette année. Au GTC 2026 de San José, la filiale taïwanaise a déballé toute sa gamme de serveurs et d'infrastructures pensées pour l'IA. On parle de supercalculateurs de bureau, de racks complets refroidis par liquide et même d'une usine IA flambant neuve à Taïwan.

Le fil rouge du stand 1413 : la compatibilité avec les dernières puces NVIDIA, notamment les processeurs Vera et les GPU Rubin. Si vous suivez l'actualité hardware, vous savez que Rubin c'est la génération qui succède à Blackwell. Et GIGABYTE veut être dans les premiers à livrer des machines compatibles.

Un supercalculateur sur votre bureau

Deux machines ont attiré l'attention côté "personal computing". Même si le mot est un peu léger pour ce niveau de puissance.

L'AI TOP ATOM d'abord. C'est un format compact propulsé par la puce GB10 Grace Blackwell, capable d'atteindre 1 petaFLOPS avec 128 Go de mémoire unifiée. Pour les chercheurs ou les petites équipes qui veulent entraîner des modèles sans louer un cluster cloud, c'est le genre de machine qui change les habitudes.

Le vrai monstre, c'est le W775-V10-L01. Un format "deskside" (ça tient à côté de votre bureau, mais c'est imposant) qui pousse jusqu'à 20 petaFLOPS en FP4. La puce GB300 Grace Blackwell Ultra Desktop Superchip et ses 748 Go de mémoire cohérente font le travail. GIGABYTE affirme qu'il peut faire tourner des modèles d'un trillion de paramètres. La machine accepte aussi des GPU RTX PRO 6000 Blackwell Workstation Edition. On est très loin du PC gaming classique.

Vera Rubin NVL72 : le rack à tout faire

Le gros morceau de l'annonce reste la plateforme NVIDIA Vera Rubin NVL72. C'est un supercalculateur rack qui combine 36 processeurs Vera et 72 GPU Rubin, interconnectés via NVLink 6. NVIDIA vise des performances exascale avec du refroidissement liquide intégré.

Pour les datacenters qui doivent monter en puissance sur l'inférence et l'entraînement de gros modèles, c'est une brique qui s'installe directement dans la baie. Giga Computing a présenté le serveur G2L4-SD4 pour cette plateforme : un châssis 2U compatible Vera Rubin et HGX Rubin NVL8, pensé pour l'IA agentique et les modèles de raisonnement. Le design OCP busbar facilite le déploiement à grande échelle.

Les GIGAPOD : clusters clé en main

GIGABYTE a aussi montré sa gamme GIGAPOD, des clusters préconfigurés avec le GIGABYTE POD Manager pour gérer l'infrastructure et les workflows.

Quelques références à retenir. Le G4L4-SD3 est un serveur 4U refroidi par liquide pour l'inférence, combinant des processeurs Intel Xeon et des GPU HGX B300. Le XN24-VC0 a été sélectionné par RIKEN, le centre de recherche japonais, pour des travaux en IA scientifique et calcul quantique. Il tourne sur des GPU NVIDIA GB200 NVL4.

Le XL44-SX2 mérite aussi un coup d'oeil. C'est une version air-cooled qui embarque la connectivité 800 Gb/s SuperNIC et du PCIe Gen 6. Selon GIGABYTE, c'est le premier serveur du marché à proposer cette combinaison. Pour le graphique dédié, le XLS4-SX2 est un serveur RTX PRO refroidi par liquide avec des GPU RTX PRO 6000 Blackwell Server Edition.

Côté calcul scientifique HPC, le TO86-SD1 adopte l'architecture OCP ORV3 et mise sur le débit FP32.

GIGABYTE construit une usine IA à Taïwan

Au-delà des serveurs, Giga Computing a annoncé la création du GAIFA, le Giga Computing AI Factory Accelerator. C'est un hub de calcul IA centralisé à Taïwan, alimenté par des GPU Blackwell Ultra et connecté via les réseaux NVIDIA Quantum-X800 InfiniBand et Spectrum-X Ethernet.

Le message est clair. Plutôt que de simplement vendre des machines, GIGABYTE se positionne aussi comme opérateur d'infrastructure IA. Cette stratégie rappelle ce qu'on observe chez d'autres constructeurs asiatiques qui veulent capter une partie de la demande en calcul sans laisser tout le gâteau aux hyperscalers américains.

Le réseau suit le rythme des GPU

Côté connectivité, NVIDIA en a profité pour montrer plusieurs briques réseau au stand GIGABYTE. La carte ConnectX-9 SuperNIC promet 1,6 Tb/s de débit par GPU. Le DPU BlueField-4 et le switch Quantum-X800 Q3450 complètent la pile réseau. Ce switch est refroidi par liquide et dispose de 144 ports à 800 Gb/s chacun.

Dans un datacenter, la puissance brute des GPU ne suffit pas. Le réseau entre les noeuds est souvent le goulot d'étranglement, et ces chiffres montrent que NVIDIA pousse fort pour que le fabric suive. GIGABYTE a aussi exposé le GPU RTX PRO 4500 Blackwell Server Edition et les designs NVIDIA MGX et HGX avec processeurs Vera.

FAQ

La plateforme NVIDIA Vera Rubin NVL72, c'est quoi exactement ?

C'est un supercalculateur au format rack. Il combine 36 processeurs Vera et 72 GPU Rubin, interconnectés via NVLink 6. L'objectif : atteindre des performances exascale avec un refroidissement liquide intégré, dans un seul rack.

Le supercalculateur de bureau GIGABYTE W775, il coûte combien ?

GIGABYTE n'a pas communiqué de prix au GTC 2026. Ce type de machine s'adresse aux entreprises et aux laboratoires de recherche. Pour du matériel de cette catégorie, comptez plusieurs dizaines de milliers d'euros minimum.

Qu'est-ce que le GAIFA ?

Le GAIFA (Giga Computing AI Factory Accelerator) est un centre de calcul IA que GIGABYTE construit à Taïwan. Il sera équipé de GPU Blackwell Ultra et de réseaux InfiniBand et Ethernet dernière génération. L'idée : proposer de la puissance de calcul IA sans passer par les clouds américains.

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